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mercredi 16 septembre 2009

SVE en Suède

Salut,

Mon SVE a beau se terminer dans 5 mois, SFQ cherche déjà de nouveaux volontaires qui pourraient commencer pendant le premier semestre 2010.

Si ça vous intéresse de bosser à la fédération des étudiants LGBTQ suédois, envoyer un mail à evs@hbtqstudenterna.se/.

Je vous le conseille,

Bises

mercredi 9 septembre 2009

SVE en Lithuanie

A touTEs ceux qui lisent ce blog en rêvant d'un SVE dans une association LGBT, sachez que c'est rare mais possible!

Une petite annonce: l'association LGL, Lithuanian Gay League cherche unE volontaire à Vilnius.

Pour en savoir plus sur l'association: ici

n'hésitez pas à me contacter ou à les contacter directement.

Bonne chance!

vendredi 10 juillet 2009

Ouverture

Coup de gueule contre l'Agence Nationale Française

J'ai déposé, le premier juin dernier, une demande de subvention pour un projet d'échange de jeunes auprès de l'INJEP, Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire.
L'INJEP est l'agence nationale du programme Jeunesse en action en France.
Il s'agit d'un projet européen, basé sur un partenariat entre Etudions Gayment, association d'étudiants LGBTQ de Nanterre et SFQ, fédération suédoise des étudiants LGBTQ. Le projet est très clairement militant, très clairement queer et il s'intitule "Hétéronormativité et prévention - Agir localement".

Sans surprise, toutes les agences nationales font de même, le délégué régional Ile de France du programme Jeunesse en Action me demande des "compléments d'information" par rapport au projet.

Première question: "nous nous inquiétons de l'ouverture de votre projet".

Ouverture? Quel curieuse inquiétude! C'est la société qui doit être ouverte, pas nous!

Curieusement ça me rappelle ce que mon père dit toujours à propos de mon engagement militant: "Tu devrais t'ouvrir à d'autres sujets". Il est très inquiet à l'idée que je "m'enferme dans le militantisme homo".

Ca n'en a peut-être pas l'air à première vue, mais ces inquiétudes reflètent une hétéronormativité et une homophobie indéniable. A mon père, je demande si, honnêtement, il me dirait la même chose si je travaillais dans une association pour les droits des personnes handicapées. Mon père n'est pas de mauvaise foi, il me répond honnêtement que non. Cette peur que je "m'enferme", c'est typiquement l'hypothèse d'un "communautarisme homo", cette idée que les personnes LGBTQ ne veulent que rester entre elles, former une communauté à part et se séparer de la société (comme si c'était vraiment possible!). Un fantasme homophobe de plus qui est très courant chez les intellos et politiciens qui n'ont "rien contre notre mode de vie" (pas comme ces crétins de religieux ou ces ignorants des campagnes hein) mais émettent des inquiétudes voire desaprouvent notre désir soi disant "sectaire" de vivre en sécurité et d'être nous-même. Et ceci n'arrive qu'une fois par semaine, ou une fois par an pour la plupart d'entre nous. Mais c'est toujours trop pour ceux qui nous gouvernent. Aucun d'entre eux ne se dit que peut-être le problème vient surtout de la société et de ses normes, pas de nous. Non! Non seulement on se fait tabasser et traiter de façon différente et inférieure tous les jours mais en plus il faut qu'on soit "ouvertEs"! Plus ouvertEs à leurs discriminations, plus ouvertEs à leur ignorance, plus ouvertEs à leurs insultes, plus ouvertEs à leurs coups. Quelle bonne idée.

Ce fantasme du "communautarisme sectaire des homos" est répandu partout dans le monde. Mais je trouve qu'il a une particularité française. La France est une "république une et indivisible". Cela ne veut pas dire que tous les politiciens ont peur du communautarisme, cela signifie que tous les politiciens sont totalement CONTRE les communautés. Contre l'idée même de communauté. En France, à force de vouloir à tout prix éviter le multiculturalisme à l'américaine, on a décidé de nier totalement l'existence des communautés qui forment notre société. On ne prononce même pas le mot, c'est tabou. Sauf pour dénoncer le communatarisme de l'une d'entre elle. Il y a même, je dirais, une totale confusion entre le mot communauté et le mot communautarisme. C'est blanc bonnet et bonnet blanc. Et ça n'est pas seulement un truc de politicien. C'est la culture politique française dominante dans son ensemble qui ferme les yeux par peur de faire comme les AméricainEs. Désespérant.


AgacéE par cette homophobie latente et très française dont fait preuve l'Agence nationale de mon pays (alors que l'Agence nationale suédoise n'aurait jamais demandé ce genre de compléments!), j'ai décidé d'écrire une réponse pédagogue mais ferme.

Que je vous offre le plaisir de lire ci dessous:




En ce qui concerne l’ouverture du sujet, nous aimerions souligner à quel point les questions de genre et d’orientation sexuelle sont transversales. Tout un chacun dans cette société, qu’il le choisisse ou pas, doit se définir une identité de genre et les normes qui accompagne les concepts d’homme et de femme, de masculin et de féminin, sont vecteurs d’oppression pour tous les jeunes, LGBTQ ou non. De plus, tout le monde a une orientation sexuelle, homo, bi ou hétérosexuelle. Les jeunes de tous contextes sont particulièrement en prise à ces questionnements à l’âge où il leur est demandé de devenir des hommes et des femmes, avec tout ce que cela implique en matière de comportements admis ou non, de ce que l’on doit taire, de ce qu’on attend d' eux/elles en matière d’expression, de sexualité, de choix de vie… et de l’inégalité qui s’installe. SFQ et EG sont deux associations féministes et qui s’engage tous les jours à lutter contre l’inégalité homme-femme et les normes du genre. Cette dimension sera présente dans toute la mise en pratique de nos activités. Nous pensons également que la lutte pour la reconnaissance des personnes qui ne se reconnaissent ni homme ni femme doit être visibilisée.

Voyez les différences culturelles, il a aussi fallut que j'explique à l'Agence nationale ce que signifie "queer". En Suède beaucoup de militants s'en sont chargé avant moi. En France nous sommes des pionnierEs!

mardi 28 avril 2009

Les échanges de jeunes - le meilleur moyen de rencontrer d'autres jeunes militants LGBTQ

Une solidarité queer internationale doit émerger bientôt, au moins en Europe, entre les jeunes. Comment faire pour échanger des idées, débattre, apprendre de nouveaux outils pour militer, monter des projets ensemble? Il n'est pas vraiment possible de faire cela sans se rencontrer. Alors comment se rencontrer?

Le programme Jeunesse de la Commission Européenne, Jeunesse en Action (Youth in Action), dans lequel le Service Volontaire Européen est inclus offre de très nombreuses possibilités pour les jeunes (13-30ans) LGBTQ d'Europe (le programme inclus beaucoup de pays qui ne sont pas dans l'Union Européenne comme les pays balkaniques, la Russie et même la Turquie, la Géorgie etc), militants ou non, de se rencontrer et d'échanger sur les sujets qui nous concernent.

Exemple: les Echanges de Jeunes, le meilleur moyen de rencontrer d'autres jeunes militants LGBTQ.

Voici ce que le guide du programme Jeunesse en Action dit sur les échanges de jeunes:


"Action 1.1 – Echanges de jeunes

Objectifs:

Un Echange de jeunes permet à un ou plusieurs groupes de jeunes d'accueillir un groupe ou d’être accueilli(s) par un groupe d’un autre pays afin de participer ensemble à un programme d’activités communes. Ces activités requièrent la participation active des jeunes et sont conçues pour leur permettre de découvrir et de prendre conscience des réalités sociales et culturelles différentes, d'apprendre les uns des autres et de se sentir citoyens européens.

Qu’est-ce qu’on entend par « Echanges de jeunes »?

Un Echange de jeunes est un projet qui rassemble des groupes de jeunes de deux pays ou plus :
ils peuvent discuter de sujets variés et les confronter, tout en apprenant sur les pays et cultures respectives. Un Echange de jeunes est basé sur un partenariat transnational entre deux ou plusieurs porteurs de projets.

Selon le nombre de pays impliqués, un Echange de jeunes peut être bilatéral, trilatéral ou multilatéral. Un échange bilatéral de groupes se justifie notamment, s'il s'agit d'une première activité au niveau européen, ou si les participants sont des groupes locaux ou de petite taille n'ayant aucune expérience au niveau européen.
Un Echange de jeunes peut être itinérant, ce qui implique que tous les participants se déplacent au même moment, à travers un ou plusieurs des pays participant à l’Echange.

Un projet d’Echange de jeunes comprend trois phases :
 la planification et la préparation
 la mise en oeuvre de l’activité
 l’évaluation (incluant une réflexion sur un suivi éventuel).

Les principes et pratiques d’éducation non formelle doivent être mis en application tout au long du projet.

Ce que n'est pas un Echange de jeunes


Les activités suivantes en particulier ne PEUVENT PAS bénéficier de subventions dans le cadre d'Echanges de
jeunes:
les voyages d'études universitaires;
les activités d’échange ayant un but lucratif;
les activités d’échange s’apparentant à du tourisme;
les festivals;
les voyages d’agrément;
les cours de langues;
les tournées de spectacles;
les échanges scolaires;
les compétitions sportives;
les réunions statutaires d’organisations;
les réunions politiques;
les chantiers;"

Vous l'aurez compris il s'agit de faire partir un groupe de jeunes dans un autre pays où yels rencontreront un autre groupe de jeunes et d'organiser des activités d'éducation non-formelle (qui implique les jeunes dans la réflexion et requérant leur participation active).


Comment payer les frais de déplacement des jeunes, leur logement, leur nourriture et l'organisation des activités pendant le temps de l'échange? En déposant une demande de subvention auprès de l'agence nationale du programme jeunesse en action de votre pays! (La France étant un pays programme, elle a une agence nationale et également, particularité française, des délégués régionaux du programme Jeunesse en Action).

Pour les échanges de jeunes le programme prévoit un maximum de 30 000 euros! de quoi réaliser un échange de grande qualité.

Attention pour les échanges bilatéraux (entre deux associations et deux pays seulement) il
faut déposer son projet dans les deux pays. Et pour les échanges trilatéraux ou multilatéraux on dépose un seul projet dans le pays qui accueille l'échange. Je précise que quelques participants de l'échange peuvent avoir plus de 25) ans, mais seulement quelque uns (pas plus de 10% des participants).

Si vous décidez d'organiser un échange, dans votre pays ou dans un autre, vous êtes alors un "porteur de projet".

Voyons ce que le guide dit sur les porteurs de projets:

"Les porteurs de projets éligibles:

Chaque porteur de projet doit être:
une organisation à but non lucratif/non gouvernementale; ou
un organisme public régional ou local ; ou
un groupe informel de jeunes (rappel: dans le cas d’un groupe informel de jeunes, un des membres du groupe assume le rôle de représentant et prend la responsabilité au nom du groupe); ou
un organisme actif dans le secteur jeunesse au niveau européen.

Chaque porteur de projet doit être d’un pays programme. (les pays programme)


Le rôle des porteurs de projets

Le porteur de projet qui envoie un groupe de participants dans un autre pays est appelé organisation d’envoi (OE). Le porteur de projet qui accueille l’Echange de jeunes dans son pays est appelé organisation d’accueil (OA)."

Consulter la page ici pour toutes les infos en français sur votre démarche et ici pour lire le guide du programme Jeunesse en Action en français.

Je serais ravie de répondre à toutes vos questions, d'entendre vos idées, de développer des projets avec vous alors n'hésitez pas à poser vos questions en commentaires et je vous contacterais.


à ce lien vous trouverez un guide pour les animateurs jeunesse qui désirent organiser
un Echange de jeune et comment gérer les partenariats transnationaux et vous pouvez également participer à une formation au programme Jeunesse en Action (voyez ici).

N'hésitez pas également à contacter votre Agence nationale. voici les coordonnées des agences.

Je travaille actuellement à un projet d'échange de jeunes entre SFQ et Etudions Gayment qui
aura lieu, si nous obtenons les financements, à l'automne. Ceci est le premier projet européen que je vais rédiger et organiser. Beaucoup de stress mais aussi un nouveau monde qui s'ouvre à nous.

lundi 26 janvier 2009

Communauté de Volontaires

De ma bonne vieille éducation aristocratique j'ai retenu ceci: il faut connaître les bonnes personnes pour arriver à ses fins. De ma position de minorité j'ai intégré ceci: l'union communautaire fait la force. En outre, je suis, sans arrière-pensées, quelqu'un de très sociable, surtout depuis que je rencontre enfin sur mon chemin des personnes qui ne me jugent pas et qui me prennent comme je suis.

Tout ça pour dire qu'en devenant gouine je suis entrée dans une communauté. Et bien c'est pareil en devenant volontaire européen.

Première étape: le séminaire de préparation au départ. C'est la première fois que le SVE devient une expérience collective dans mon esprit. Pour l'instant il n'y avait que moi, mon projet, mon envie de partir, mes amiEs suédoisES, c'était mon histoire. D'ailleurs j'étais bien la seule à avoir ce type de projet dans mon entourage (bon maintenant ils sont bien au courant).

Chaque année il y a 500 jeunes françaisES qui partent en Service Volontaire Européen! Je suis dans ces 500. A Grenoble, pour le séminaire de préparation au départ organisé par Calliope, nous étions 18. TouTEs avec un parcours et des personnalités différentes. TouTEs françaisES mais touTEs partant dans des pays très différents pour des projets très variés. Et quelque chose s'est passé. Une dynamique de groupe s'est créée. En 4 jours (c'est le séminaire le plus court auquel j'ai jamais participé), nous avons lié connaissance et nous sommes devenus un groupe à part entière. Et nous sommes devenus des volontaires européens touTEs ensembles, au même moment, en liant connaissance. Ca c'est de l'expérience collective!
Je me sens très à l'aise dans cette communauté de volontaire, je suis fière d'en faire partie.

Pour faire partie de cette communauté, que vous soyez volontaire, ancien volontaire ou intéresséE par le SVE :

_ SVE Connexion, réseau pour les françaisES.
_ également un groupe mondial de volontaires sur Facebook
_ des réseaux inter-régionaux d'anciens volontaires en France, dont un pour l'Ile de France.

à vos réseaux!

jeudi 8 janvier 2009

ProjectS

Ci-dessous le projet déposé auprès de l'Agence National du programme Jeunesse en Action suédoise le 1er novembre 2008 et approuvé 6 semaines plus tard, péniblement traduit en français par moi-même.

Titre du Projet: Elargissement de compétences - l'activisme LGBTQ suédois rencontre des expériences européennes.

Service Volontaire Européen de groupe: 2 volontaires.

1. Elargissement de compétences

Ce projet est le point de contact de très intéressantes compétences, sur un plan personnel, organisationnel et de savoir.
SFQ est une association unique, et à ce jour nous ne connaissons aucune autre association en Suède ou ailleurs qui s'adresse aux mêmes sujets avec les mêmes méthodes. SFQ travaille politiquement et stratégiquement dans le but de changer l'Education Supérieure, d'alerter sur les problèmes que posent une société et une académie hétéronormative; comment cela influence les étudiants, la recherche, autant que cela compromets la qualité de l'enseignement dispensé.

Le/a volontaire françaisE possède des compétences uniques pour avoir été présidente d'une association étudiante et jeunesse LGBT parisienne. Lorsqu'elle/il était à la tête de cette organisation, elle/il s'est assuré d'inclure les problématiques trans dans l'agenda et s'est également arrangéE pour atteindre le ministère de l'Enseignement supérieur en vue d'une campagne auprès des étudiants français.

Le volontaire lithuanien est impliqué à l'IGLYO (International Gay Lesbian Bisexual Trans Queer Youth&Student Organisation), travaillant au plaidoyer LGBTQ sur un plan européen et international, avec des compétences particulières dans l'organisation et la stratégie. Il a également l'expérience d'un environnement très hostile aux personnes LGBTQ et de comment mener des projets militants dans ces circonstances.

La combinaison de ces compétences peut résulter en de très intéressantes nouvelles compétences et progressions de chaque côté; nous pouvons tirer les uns des autres du savoir-faire et différents angles d'attaque sur comment travailler stratégiquement à l'échelle locale, nationale et internationale.

2. Créer une solidarité internationale LGBTQ

Le projet combine des expériences de 3 pays très différents dans lesquels la situation pour les personnes LGBTQ et les approches du travail militant LGBTQ varient énormément. La Lithuanie est connue pour être l'un des environnements les plus hostiles de l'Union Européenne en ce qui concerne les problématiques LGBTQ, où le fait de ne pas être hétérosexuel est toujours perçu comme déviant et contre les règles par la plus grande partie de la société. Les droits de l'homme et les directives de l'Union Européenne sont souvent ignorés ou négligés par les membres du gouvernement en ce qui concerne l'orientation sexuelle tout comme l'identité ou l'expression de genre. Alors que la Suède est considérée comme l'un des pays les plus progressiste avec une union civile pour les couples de même sexe et la première législation sur les thérapies de réassignement de sexe en 1972, il reste beaucoup à faire pour assurer l'égalité des chances pour tous. Les discriminations y sont toujours d'actualité, ainsi que les crimes de haine.

La situation est très différente également en ce qui concerne les systèmes d'éducation supérieure et la place des problématiques LGBTQ à l'intérieur de ceux ci. Pourtant nous croyons que ce projet aidera à voir l'activisme LGBTQ à partir de différents angles, que cela enrichira la perception de cet activisme et servira d'échanges de bonnes pratiques et d'outil de construction (pour d'autres projets).

La participation active des volontaires dans les activités quotidiennes de SFQ permettra de montrer à quel point être LGBTQ est différent selon les régions d'Europe. Cela encouragera le démarrage de nouveaux projets internationaux et la recherche de moyen pour briser les frontières à travers une bonne coopération internationale. Il est également prévu d'impliquer des étudiants étrangers dans les activités, ce qui contribuera à la diversité des expériences et des approches nationales.

De plus les deux volontaires se sont tous deux grandement engagés dans le militantisme international et ont la volonté de continuer ce travail pendant leur volontariat. Cela permettra à SFQ de participer à plus de collaborations internationales et d'impliquer activement plus de jeunes, de façon à créer une prise de conscience à l'intérieur des communautés.

Le/la volontaire françaisE s'est récemment misE au militantisme international et y a introduit l'organisation parisienne, tout comme elle/il a s'est intéresséE à ce qui ce passe au niveau européen, notamment dans des associations comme ANSO et l'IGLYO. Il/elle a en outre des compétences spéciales sur les problématiques trans, sur lesquels l'accent doit être mis, étant donné que beaucoup manquent d'information sur le sujet, au niveau national, et particulièrement sur la situation pour les personnes trans dans d'autres pays.

Le volontaire lithuanien a plusieurs années d'expérience internationale, et comme cela fut mentionné plus haut, est impliqué à l'IGLYO. Il a participé à plusieurs séminaires jeunesse et événements nordiques et baltiques et les deux volontaires s'intéressent particulièrement à la solidarité transnationale, en particulier dans le militantisme LGBTQ.

SFQ espère mettre en contact les deux volontaires avec la volontaire norvégienne, tout comme les deux projets, puisqu'ils touchent tous deux l'activisme nordique et baltique, et peuvent ainsi bénéficier les uns des autres. SFQ aimerait également mettre en relation les volontaires avec les branches locales de SFQ, proposer la discussion à ce niveau également. SFQ et les deux volontaires partage l'avis qu'il est bénéfique pour les volontaires et les militants locaux de faire se rencontrer et échanger des expériences. Enfin, l'objectif de SFQ est d'approfondir au niveau local l'appréhension des condition des personnes LGBTQ sur le plan international.

3. Développement personnel des volontaires


Une part importante du projet est dessinée pour être bénéfique pour les volontaires, qui gagneront beaucoup de savoir-faire dans le domaine organisationnel, et un espace pour se développer en tant que militants jeunesse ainsi qu'à un niveau plus personnel. Lesvolontaires seront encouragés à initier de nouveaux projets en rapport avec leur expérience, savoirs et centres d'intérêts. SFQ a eu des projets réussis lors de l'année qui vient de s'écouler lors desquels les volontaires ont contribué grandement au travail de SFQ et nous avons pu observer un large développement personnel. Nous avons également vu les volontaires proposer des idées, les mener à bien et comment leur estime d'eux mêmes augmente dans ce processus. Nous désirons que les volontaires trouve des défis personnels et les soutenir dans leur apprentissage, qu'ils élargissent leurs domaines d'intérêt et d'expertise. Nous pensons que prendre part au travail quotidien de SFQ sera bénéfique en soi étant donné que cela consiste en une variété d'activités et que les volontaires sont encouragés à participer à toutes ces activités. Cela consiste à assister aux conférences de SFQ partout en Suède sur les thèmes LGBTQ et l'hétéronormativité dans l'enseignement supérieur, participer à des manifestations, visiter les conférences, congrès d'associations partenaires, assister à une réunion avec des partenaires (cela peut être SFS, the Ombudsmen, RFSL Ungdom ou ANSO), réunions du personnel, visites aux branches locales de SFQ, aider aux arrangements du Pride Festival pour SFQ (séminaires, parade, tente d'exposition dans Pride Park).

La/ le volontaire françaisE aimerait utiliser différentes méthodes militantes, notamment les arts et le multimédia, et travailler sur les problématiques trans à SFQ et dans ses branches locales. IL/elle a aussi proposé d'organiser la première marche trans (Existrans) suédoise en 2009. Il/Elle a également exprimé l'espoir de trouver un espace safe à SFQ étant donné que ni la société ni toutes les organisations "LGBTQ" travaillent avec ou prennent bien en main les problématiques trans.

Le volontaire lithuanien a quant à lui exprimé le désir d'en apprendre plus sur les problématiques trans et le genre, tout comme apprendre à connaître l'activisme local et comment cela peut servir d'inspiration pour d'autres réalités; ainsi qu'une meilleure connaissance de comment le militantisme LGBTQ se combine avec l'éducation et un environnement étudiant. Il voudrait également intensifier la coopération entre la Scandinavie et les pays baltes.


4. Développement d'activités pour les étudiants LGBTQ étrangers.

Lorsqu'a été discuté avec les volontaires ce qui pourrait les intéresser comme contribution pendant la durée du projet, le sujet des étudiants étrangers en Suède fut évoqué. SFQ n'a aujourd'hui aucune activité ou matériaux ciblant les étudiants internationaux en Suède et les deux volontaires ont exprimé le désir de contribuer à ce travail. Les volontaires, en adéquation avec leur capacités et avec le soutien du personnel de SFQ, construiront les structures qui créeront un espace safe où les étudiants LGBTQ étrangers pourront se rencontrer, certains venant de parties du monde où l'homosexualité est encore criminalisée. L'expérience des volontaires qui viennent de différentes régions d'Europe sera précieuse pour une telle tâche. Cela peut induire l'organisation de séminaires, de groupes de discussion, de groupes d'études, de débats sur la législation de différentes parties du monde, de partage d'expérience sur le travail de plaidoyer et de lobbying.

Cela permettra non seulement aux étudiants étrangers de se sentir mieux dans un environnement nouveau, de construire des réseaux et de développer des amitiés, mais également de leur donner le pouvoir de participer plus activement dans la vie quotidienne, utiliser de nouvelles possibilités et enrichir les communautés locales. Il est prévu de combiner les activités pour les étudiants étrangers LGBTQ avec des activités déjà existantes ou récemment développées à l'intérieur des branches locales de SFQ partout en Suède. Comme les deux volontaires ont une expérience passée dans l'organisation de différents évènements informels ou plus formels dans leur pays d'origine et internationalement et sont intéressés pour continuer ce travail, opérant un changement positif et développant plus en profondeur leur propres capacités, cela pourrait être une expérience très utile et importante pour les volontaires, SFQ et leur groupe cible.

5. Sensibiliser

Pour l'année 2009, SFQ se concentrera sur les campagnes de sensibilisation, un travail qui vise plusieurs niveaux de la société, local, régional et national. Il s'agira de mettre l'accent sur la visibilité des étudiants LGBTQ, sur les problématiques trans dans l'enseignement supérieur et sur la qualité dans l'enseignement supérieur. Les volontaires ont différents talents pour contribuer à cette tâche, avec de l'expérience sur les sujets trans, sur les campagnes nationales, sur le travail de plaidoyer local et sur l'interaction avec les populations ciblées. Il est prévu d'utiliser des outils variés pour atteindre les jeunes à travers différentes méthodes d'éducation informelle, d'apprentissage expérimental et de campagne sociale. Une idée exprimée par les volontaires est d'utiliser des outils multimédia et d'encourager les membres à partager leurs expériences, avec par exemple un concours concernant les limitations des normes du genre dans la vie des membres. Comme cette campagne vise à donner aux jeunes du pouvoir, à alerter les consciences sur les sujets en rapport avec les personnes LGBTQ et l'enseignement supérieur et à engager un changement social, les connaissances et les expériences des volontaires représenteront un grand apport qui permettra à cette campagne d'être un vrai succès.

Un des espaces utilisé pour faire campagne sont les évènements de fiertés locaux et nationaux (gay prides). Les volontaires pourraient assister et aider à organiser différentes activités éducatives et informatives lors de ces évènements qui sont dans beaucoup de cas de très importantes et puissantes sources d'informations sur et pour les communautés LGBTQ. Ces activités pourraient être incluses dans la Stockholm Pride, l'IDAHo (International Day Against Homophobia), le TDoR (Transgender Day of Remembrance) ainsi que dans d'autres évènements tels que le Bok-och Biblioteksmässan ou le Politikerveckan i Almedalen.

6. Collecte des meilleures pratiques

Les volontaires ont exprimé un intérêt dans la collecte et le partage des bonnes pratiques et exemples de stratégies pour l'activisme local et le travail de plaidoyer, ainsi que pour les séminaires et formations. SFQ pense qu'un tel travail serait très enrichissant pour les volontaires et l'association, et qu'il pourrait être mené aussi bien indépendamment qu'en collaboration avec l'association. Cela peut être réalisé dans des contextes variés, amenant des expériences passées de France et de Lituanie, mais aussi avec des apports d'autres partenaires internationaux ou de découvertes dans les branches locales pendant la durée du projet. Cela servirait de guide pour les militants et faciliterait l'activisme local ainsi que la coopération entre des associations différentes. Les profils différents des volontaires ajoutent à la largeur du guide, puisque leur expérience incluent problématiques trans/ activisme urbain/ diriger une association jeunesse d'un côté, et expertise internationale/ activisme en environnement hostile/ expérience d'organisation à un niveau national de l'autre.

Cela combinerait des outils d'éducation informelle, de plaidoyer et lobbying, soutenant des actions pour la diversité et contre l'hétéronormativité et la discrimination. Le guide se penchera sur comment combiner différentes approches et méthodes dans différents contextes, comment les adapter aux réalités locales les plus variées afin d'obtenir les meilleurs résultats. Les volontaires apprendront également tout en partageant leurs connaissances entre eux et avec d'autres impliqués. Le processus et le résultat de cette collecte de bonnes pratiques militantes sera de grande valeur pour les volontaires, SFQ et les autres parties impliquées tout en servant d'outil de diffusion puissant.

La collecte de meilleures pratiques pourrait inclure des résultats de recherche sur les conditions des personnes LGBTQ ou sur l'hétéronormativité, , des stratégies sur comment travailler avec les problématiques trans ( avec différentes formes selon le groupe ciblé , les organisations LGBTQ ou les autres), et rendre visible des sources qui pourraient être utiles aux militants LGBTQ, SFQ, ou des organisations partenaires.

jeudi 1 janvier 2009

What the fuck is a SVE?

Le programme qui me donne l'opportunité de partir un an à Stockholm afin de mener un projet dans une association et d'être rémunéré pour cela s'appelle le Service Volontaire Européen (SVE ou EVS en anglais).

Trop peu de jeunes connaissent l'existence de ce programme génial qui me sauve littéralement la vie puisque je n'ai absolument aucun autre projet intéressant et viable à l'heure qu'il est. C'est bien curieux. Je suppose qu'ils préfèrent dépenser leur argent dans les projets plutôt que pour en faire la promotion. En tout cas je me sens une obligation morale d'en parler à tous tant il peut représenter une chance formidable pour d'autre jeunes comme moi. A vrai dire si je n'avais pas rencontré des volontaires ou anciens volontaires je n'en aurai jamais eu vent. C'est donc mon rôle de volontaire, c'est d'ailleurs stipulé dans le projet, d'en parler autour de moi.

Alors voilà, un SVE, c'est quoi?

Europe cares for YOUth

La commission européenne de l'UE a instauré un programme qui s'appelle Jeunesse en Action (Youth in Action Program). Ce programme comporte plusieurs volets. Le premier est notamment celui qui finance chaque année de nombreux évènements jeunesse LGBT ou autres comme des "study sessions", " trainning courses" ou "youth exhchanges", ces 3 réalités quelques peu différentes que je ne peux désigner en français que sous le nom de "séminaires". J'y reviendrais mais j'insiste sur le fait qu'obtenir de l'argent pour organiser ce type d'évènements sur une thématique LGBTQ est variablement difficile selon le pays de l'UE dans lequel on vit, étant donné que l'hostilité institutionnelle aux personnes et projets militants LGBTQ n'est pas la même aux Pays Bas et en Pologne. En revanche la commission européenne et le programme Jeunesse en action aurait plutôt tendance à soutenir avec enthousiasme ce genre d'initiative. Elle encourage au contraire les partenariats avec des assos d'autres pays, la rencontre des cultures, la création de réseaux militants. En Europe ce programme est réellement le moteur d'un militantisme jeunesse LGBT européen. Les séminaires organisés permettent à de nombreux jeunes de voyager, de rencontrer d'autres jeunes LGBT européens, de vivre l'expérience unique de se retrouver dans un contexte safe pendant une semaine entière, de réfléchir sur leur militantisme et de tisser des réseaux en vue d'autres projets internationaux. En ce qui me concerne, ces séminaires ont grandement contribué à ma réflexion militante, mon empowerment et mon épanouissement personnel. Il fallait me voir, à chaque fois que je revenait de séminaire, le sourire aux lèvres, prendre tout un chacun dans mes bras, et me remettre sereine et énergique à mon travail pour le MAG, pleines de nouvelles idées en tête.

No Future? European youth in ACTION!

Le deuxième volet de ce programme est le Service Volontaire Européen. Ce programme, basé sur le principe de l'éducation non-formelle, est ouvert à TOUS les jeunes européens entre 18 et 30 ans. Les jeunes turques aussi, la Turquie étant candidate à l'Union. La durée maximum du service est d'un an mais on peut également partir moins longtemps. Pas besoin de connaître la langue du pays, d'avoir le Bac ou quelque autre niveau d'études, ou encore quelque compétence particulière. Le programme inclus la plupart des pays du monde mais il y a pleins de petites exceptions, en dehors de l'Europe, sur qui peut aller où. Et en tant que personne LGBT je suis considérée comme "jeune avec moins d'opportunité", ce qui est un plus.

Le site de la Commission européenne est super clair et très intéressant; il répondra à toutes vos questions (en haut à droite vous pouvez changer de l'anglais vers le français).

Tous les projets se font autour de 3 acteurs: le ou la volontaire, l'organisation d'accueil (dans le pays dans lequel vous partez) et l'organisation d'envoi, dans votre pays. Les organisations d'envoi et d'accueil doivent d'abord être accréditées par le programme pour accueillir ou envoyer des volontaires. Si vous-mêmes êtes impliqué dans une association, je vous conseille fortement de jetez un oeil aux conditions d'accréditations pour envoyer ou recevoir des volontaires, votre association dans les deux cas, en bénéficiera grandement!

Mon organisation d'envoi est le CIDJ, Centre d'information et de documentation jeunesse, (vous savez cet énorme truc quai Branly). Pour contacter le service qui s'occupe des SVE au CIDJ:

CIDJ - SVE
101, quai Branly
75740 Paris Cedex 15
Courriel : sve@cidj.com
Tél : 01 44 49 29 28

Iels tiennent également un blog sur le SVE, à visiter si vous êtes intéresséEs par le programme:

http://sve-cidj.jimdo.com/

J'ai eu un très bon contact. C'est son job d'envoyer des volontaires, il saura donc vous aider dans votre projet. Il organise régulièrement des réunions d'informations sur le Service Volontaire Européen. En plus je me charge déjà de queeriser un peu ce service et c'est plutôt open ;)

Au-dessus de ces 3 acteurs il y a bien sûr l'Agence Nationale du Programme Jeunnesse en Action. Pareil ils sont très sympa, n'hésitez pas à les appeler. C'est eux qui, dans ma panique fin octobre pour trouver une organisation d'envoi, m'avaient orienté vers le CIDJ.

INJEP - Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire
11 rue Paul Leplat
78160 Marly le Roi
Tel: 01 39 17 27 70
mail: sve@injep.fr

Il y a des projets LGBT mais bien sûr pas que. Si vous êtes kamikazes pourquoi pas un projet en Moldavie? ça c'est du dépaysement! En tant que personne LGBT je suis considérée comme "jeune avec moins d'opportunités", ce qui est un plus. Alors vous autres mes compagnons, jeunes et pleins de vie, qui ne voient pas d'avenir là où vous êtes, saisissez cette chance de découvrir d'autres horizons!